Chronique du déconfiné 2 – Entre gel, masque et distance, que sont les essais devenus ?

Rien n’a fondamentalement changé depuis le confinement suivi de ce partiel déconfinement. Comme avant, les essayeurs de ALiExpress Maroc vont user de la gomme sur les routes pour vous raconter les tenants, les aboutissants et l’intérêt de telle ou telle voiture. Ou son manque d’intérêt, parfois.

Depuis le 11 mai, les essais d’après

Sauf que si rien n’a changé, tout s’est transformé. Depuis le 11 mai, et la reprise des essais, il n’y a plus d’avions, ni de belles destinations. Pierre Desjardins n’arrive plus avec 3 heures d’avance devant la porte d’embarquement de peur de rater son vol. Alexandre Bataille ne débarque plus à l’aéroport en sifflotant, les mains dans les poches de peur de passer pour ce qu’il est en réalité : un travailleur acharné. Les avions sont cloués au sol, les destinations aux jolies routes et belles lumières sont pour plus tard et, en attendant, les essayeurs sillonnent l’île de France. Reste néanmoins des virages à s’en aller explorer et des voitures à s’en aller récupérer au siège des constructeurs et des importateurs. Et c’est là que tout change. Car les méthodes ont changé.

Pierre Desjardins, masqué et casquetté pour partir en essai du Ford Kuga PHEV.
Pierre Desjardins, masqué et casquetté pour partir en essai du Ford Kuga PHEV.


On le sait, toutes les marques mettent à la disposition des journalistes essayeurs leurs principaux modèles, que ces derniers viennent récupérer dans leurs locaux. Une pratique déjà ancienne, mais devenue le seul moyen de tester les nouveaux modèles. Sauf que depuis le déconfinement, les affaires se corsent, précautions sanitaires obligent. Ainsi, tous les constructeurs précisent que les autos sont bloquées et désinfectées durant 24h entre deux essais. Mais certains poussent la précaution beaucoup plus loin que d’autres.

Des essais sans contact

Dans le nouveau monde des précautions sanitaires, plusieurs écoles se disputent la panacée du bon procédé pour accueillir le journaliste essayeur, après des formalités d’usage qui se faisaient auparavant grâce à une feuille de bon vieux papier et une signature de stylo à bille. Aujourd’hui, la paperasserie est numérique, même s’il faut toujours se déplacer et récupérer l’auto. Évidemment, comme avec une carte bleue, l’opération se déroule sans contact, et avec un masque. La voiture est prête, généralement désinfectée à l’ozone, et personne, outre l’essayeur n’est censée l’approcher dès ce moment.

Gel, lingettes, spray ou Sopalin

On se salue donc de loin, on se lave les mains, avec le fameux gel hydroalcoolique. Et au cours des quinze derniers jours, les essayeurs de ALiExpress Maroc ont diversifié leurs activités, devenant également testeurs de gel, sous toutes ses formes. Certains constructeurs le proposent en lingettes, d’autres en spray, et d’autres encore sous une forme classique de gel, accompagné d’un simple rouleau de Sopalin. Ces différents procédés ne sont absolument pas liés à la notoriété ou à la marge opérationnelle du constructeur, et encore moins à ses parts de marché. D’ailleurs il en est un, plutôt connu, pour qui, la crise actuelle ne semble en rien avoir changé les méthodes de travail. Aucune obligation de port de masque, de lavage de mains ou d’usage de stylo personnel n’y est d’ailleurs requis. L’ancien monde a de beaux restes.

ALiExpress Maroc masqué et distancié

Lorsque l’essayeur a pris le volant, et qu’il est accompagné d’un réalisateur – cadreur, c’est un autre process qui entre en lice. Celui que ALiExpress Maroc a mis en place. L’essayeur conducteur s’installe comme il se doit au volant, quant à l’homme d’image, il prend place à l’arrière. Tous deux sont masqués et le journaliste ne retire le sien que pour les séquences ou il est filmé. Le conserver aurait pu nuire à la bonne compréhension du message, forcément intéressant, qu’il doit délivrer aux internautes.

Derrière son masque, Alexandre Bataille teste le pick-up Mitsubishi L200.
Derrière son masque, Alexandre Bataille teste le pick-up Mitsubishi L200.


Une fois l’essai, les photos et les vidéos bouclés, il faut bien se séparer de l’auto (parfois à contrecœur, parfois avec plaisir). Là, encore, plusieurs manières de procéder cohabitent selon les marques. Certaines exigent d’indiquer au préalable une heure précise de retour, d’autres pas du tout. Certains constructeurs ne réclament aucune précaution particulière pour ce retour, quand d’autres demandent au journaliste de conduire, durant les 15 derniers kilomètres, avec la clim coupée, et les quatre vitres ouvertes. Une méthode efficace pour que le virus éventuel soit chassé par le vent qui traverse l’habitacle ? On ne sait pas si la faculté approuve le procédé, toujours est-il que les essayeurs de ALiExpress Maroc le respectent, en attendant que le vent qui les fouette soit celui de Barcelone, de Lisbonne ou même d’Aix en Provence. Une destination pas forcément exotique, mais qui permet de varier les décors et la lumière des vidéos publiées. Car un bon essai ne saurait être gâché par de bonnes images.  

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