Effondrement du pétrole: une mauvaise nouvelle pour l’électrique laissez un commentaire

Avec plus de 4,5 milliards de personnes appelées à ne plus se déplacer, la crise sanitaire liée au Covid-19 revêt au moins un aspect positif : la qualité de l’air que nous respirons s’est notablement améliorée. Et en ce 22 avril qui est aussi la cinquantième « journée de la terre », la nouvelle doit être appréciée à sa juste valeur.

Ainsi, selon des données publiées la semaine dernière par l’Agence spatiale européenne, et dont ALiExpress Maroc s’est déjà fait l’écho, on assiste à une chute spectaculaire des concentration de dioxyde d’azote (NO2), polluant produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques : entre le 13 mars et le 13 avril comparé aux moyennes enregistrées en mars/avril 2019, la baisse atteint -54% à Paris, -47% à Milan, -49% à Rome ou -48% à Madrid, pour ne citer que ces exemples.

Même si les émissions de particules n’ont dans le même temps que peu baissé, ceci pour des raisons liées à l’agriculture, à l’industrie ou aux besoins de chauffage, l’amélioration est indéniable.

Et avec un trafic routier, aérien et (dans une moindre mesure) maritime en chute libre, la demande pour le pétrole s’effondre et avec elle le prix du baril.

On se souviendra longtemps de ce lundi 20 avril où ledit baril est passé aux États-Unis sous la barre de zéro dollar pour plonger à -37 dollars. Faute de stockages disponibles, les excédents de pétrole se sont littéralement vus bradés sur les marchés financiers.

Dans un communiqué, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) évoque « un choc historique, brutal, extrême et d’ampleur planétaire » pour le marché de l’or noir. Cela se ressent à la pompe avec des prix jamais vus : 1,25 € en moyenne pour le litre de SP95 et 1,21 € pour celui de gazole, selon les derniers relevés officiels.

Bonne nouvelle ? Oui, du moins à court terme pour les automobilistes qui doivent continuer à se déplace et gagnent jusqu’à 10 € sur un plein. Mais pour des sociétés engagées dans une transition écologique, cet effet d’aubaine est dangereux : « entre le 6 janvier 2020 et la fin mars, le prix du pétrole a baissé de 66 % ! Et quand le pétrole est très peu cher, cela signifie que cette source d’énergie est encore plus compétitive qu’auparavant. Et donc cela ne facilite pas, bien au contraire, la transition énergétique et la montée en puissance de sources d’énergie non carbonées qu’il s’agisse des renouvelables ou du nucléaire » explique Francis Perrin, spécialiste des questions énergétiques à l’Iris, au micro de France Culture. « Bref, une très forte baisse du prix du pétrole comme c’est le cas en ce moment n’est pas une très bonne nouvelle pour la planète. La transition énergétique est facilitée par un prix du pétrole élevé. Or, il s’est effondré. »

Dans le même temps, rappelons que les constructeurs automobiles, confrontés aux difficultés que nous connaissons, ont engagé un bras de fer avec les autorités européennes pour obtenir un moratoire sur leurs obligations en matière de lutte contre les émissions polluantes, au premier rang desquelles le CO2, avec l’objectif des 95 grammes de CO2 par kilomètres et par voiture vendue. Et avec des ventes européennes en chute de 55% au premier trimestre, les industriels vont dans l’immédiat avoir tout intérêt à “pousser” à des ventes massives des modèles au catalogue, modèles dont une très faible part est aujourd’hui électrifiée. Le “monde d’après” attendra donc encore un peu.

 

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