Peugeot et le sujet délicat des travailleurs polonais (MAJ)

Mise à jour 15h00 : un compromis a été trouvé par PSA, qui va finalement n’accueillir que 120 salariés polonais. Le reste des troupes sera constitué de 240 intérimaires bientôt en fin de contrat et de 171 personnes du groupe en France qui sont sur des sites connaissant le chômage partiel, sur la base du volontariat et dans le cadre de la solidarité. 

 

Le sujet des travailleurs européens des pays de l’Est est toujours sensible dans le monde du transport. Ce thème fait notamment grincer des dents chez les transporteurs et chauffeurs poids lourds, qui subissent parfois une concurrence meilleur marché, et qui ne respecte pas forcément les mêmes règles sur la route (notamment en termes de temps de pause). La concurrence peut aussi valloir pour les salariés en production.

En fin de semaine dernière, c’est Peugeot qui provoquait l’ire d’une partie de certains syndicats du groupe et du gouvernement. Le constructeur devait en effet accueillir plusieurs centaines d’ouvriers polonais du groupe pour aider à la relance dans l’usine d’Hordain, dans le Nord.

Mais pourquoi aller chercher des travailleurs à l’étranger quand on peut trouver des intérimaires en France ? C’est la question que s’est posée le gouvernement qui a clairement fait savoir sa réticence face à ces idées : la ministre du Travail avait clairement précisé que “si le transfert des salariés polonais de PSA n’est pas conforme, nous l’arrêterons“.

Face à la polémique, PSA a fait marche arrière, même si le groupe rappelle que “la solidarité industrielle” est importante et qu’elle aurait même pu éviter des “coupes”. En effet, PSA avait supprimé bon nombre de ses intérimaires pendant la crise. Le géant français doit donc aujourd’hui en réembaucher rapidement pour retrouver des cadences suffisantes en usine.

Dans le cas de l’embauche des Polonais, PSA assure qu’ils sont payés au même niveau que les employés français. L’argument du supposé bénéfice réalisé sur les salaires, qu’aurait pu utiliser les syndicats, ne vaut donc pas. Le Médef, de son côté, n’a pas manqué de réagir sur cette actualité : “ces salariés-là, ils sont en sous-activité en Pologne, et le risque c’est qu’il y ait un plan de licenciement en Pologne. Si chacun se replie sur son égoïsme national, on n’y arrivera pas“,  a commenté le patron du Médef.

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