Toyota redémarre la production de sa Yaris à Valenciennes (reportage vidéo)

Ces jeudi et vendredi, redémarre la production à l’usine Toyota d’Onnaing, dans la banlieue de Valenciennes, dans le Nord. C’est la première usine automobile en France, la première du constructeur japonais en Europe à reprendre le travail, après plus d’un mois d’arrêt en raison de la pandémie de Covid-19. Et ALiExpress Maroc y était dès 7h, le premier matin, pour voir arriver les premiers salariés.

Une fois la température prise, le personnel qui ne montre aucun signe de fièvre (moins de 38°c sur le thermomètre frontal infrarouge utilisé) peut accéder au site. Lui sont alors distribués deux masques, un flacon de gel hydroalcoolique, une bouteille d’eau avant de pouvoir rejoindre les chaînes de montage. “Même les médecins venus juger notre organisation en ont convenu : on va plus loin qu’eux à l’hôpital”, nous fait remarquer Luciano Biondo, le directeur de l’établissement, “ici, on porte tous un masque, quelle que soit notre fonction ! “

35 000 Yaris 3 à produire avant de lancer la 4 !

Les 5 000 salariés d’Onnaing ne sont pas invités à tous revenir en même temps. 84 % d’entre eux – tous ceux qui ne sont pas à risque ou conjoints de personnes à risques ou encore qui n’ont pas de contrainte de garde d’enfants – reprennent ainsi progressivement, avant même le déconfinement du 11 mai. Trois équipes doivent se succéder d’ici la fin de la semaine prochaine, chacune sur deux jours et quelque 1 300 personnes rien qu’à la production à chaque fois. Dans un premier temps, il s’agit de poursuivre l’assemblage de la Yaris 3 : 35 000 déjà commandées restent en effet à livrer.

Puis, la Yaris 4 prendra le relais. Attendue initialement à la mi-mars, son arrivée a dû être reportée en raison de la crise sanitaire, et son lancement est désormais prévu pour la fin juin-début juillet. Cela reste tout de même à confirmer, en fonction des volumes de production qui pourront être atteints d’ici-là. Pour cette reprise, “l’objectif, c’est d’assembler 50 voitures par jour [au lieu de 1 200 ordinairement, NDLR]”, nous précise Luciano Biondo, “mais sans exigence non plus d’y parvenir”.

Force est de constater qu’une usine ne redémarre pas d’un claquement de doigts ! Surtout dans le contexte que l’on connaît… C’était flagrant ce jeudi matin : en plus de rappeler les nouvelles consignes de sécurité et les répéter pour les faire assimiler, plusieurs problèmes techniques sont survenus et ont dû être gérés. Pendant ce temps-là, la chaîne de montage se retrouvait donc à l’arrêt. Pour finir, ce sont 14 Yaris, “seulement” si l’on peut dire, qui en sont sorties au terme de cette journée. “La priorité c’est de toute façon de tester l’outil de production, de vérifier que les gestes barrière sont applicables par les salariés”, insiste Thomas Mercier de la CFDT, le syndicat majoritaire à Onnaing. En fonction des retours au cours des six journées tests organisées, des évolutions pourront d’ailleurs s’imposer.

Les distances de sécurité difficiles à respecter

À ce que nous avons pu en juger, une grande majorité du personnel paraît adhérer à cette réouverture. Malgré tout, certains se montrent plus confiants que d’autres, et le but aussi de ce redémarrage progressif, “c’est de parvenir à rassurer ceux qui ont besoin de l’être”, ajoute Thomas Mercier. “Dans une usine automobile, on est souvent à 4 ou 5 dans une surface qui est en réalité la surface d’une petite voiture avec des gens qui se croisent”, fait justement valoir Éric Pecqueur, le représentant de la CGT, le seul syndicat à désapprouver cette reprise. Pour lui, impossible de respecter ces gestes barrière, en particulier la distanciation sociale à l’intérieur de l’usine.

Ce jeudi, l’attente sur les ateliers qui tournaient donc lentement, et qui se retrouvaient même souvent complètement à l’arrêt, était propice à la discussion entre collègues qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps. Et c’est vrai que l’écart d’un mètre n’était pas forcément toujours respecté… Il faut dire que chacun se sent facilement en sécurité avec toutes ces protections – les masques et les visières en sus souvent – qu’il doit obligatoirement arborer désormais.

Les chefs de ligne qui doivent veiller au respect des consignes de sécurité par les personnes placées sous leurs responsabilités en avaient bien conscience. Et c’est justement tout le but de ce redémarrage progressif : l’apprentissage de ces gestes barrière en toutes circonstances.

Qu’en est-il des constructeurs français ? Renault “envisage de redémarrer la production au montage” de l’usine de Flins (Yvelines) et donc de la Zoé “le mercredi 29 avril”, a fait savoir la marque au Losange mercredi. Prise de température, distribution de masques et gel hydroalcoolique sont également au programme. La direction se garde bien aussi de parler de volume de production. Le redémarrage très progressif a pour objectif, dixit le communiqué de presse, “de mettre en œuvre de façon opérationnelle le protocole sanitaire qui permettra de garantir la sécurité de tous”.

Quant à PSA Peugeot-Citroën, le groupe n’a donné aucune date précise. Il semblerait qu’il attende la réouverture de ses concessions. Et il se pourrait donc que rien ne se fasse avant le 11 mai.

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